lundi 19 septembre 2016

La vidéo du dimanche ! (oui, je sais, je suis en retard)

14°27.965N 60°51.925W
Marina du Marin, Martinique

Quelques nouvelles comme ça en passant. La Zika grandit et fait maintenant ses sept kilos. Au départ on partait sur un chien moyen, genre 12-15 Kg maxi, mais il semblerait qu'il y ait une couille dans le potage... La preuve, voici la Maman de Zika !


Bon sinon, à part ça tout va bien, le moteur devrait être prêt d'ici la fin du mois, au pire début octobre.

D'ici là, ben je profite. Comme d'hab. Y'a pas de raison.

Ah au fait, j'allais oublier ! Demain je fête... Je fête quoi à votre avis ? Allez, je vous donne un indice !



dimanche 28 août 2016

Les vidéos du dimanche !

14°27.965N 60°51.925W
Marina du Marin, Martinique

Allez, c'est dimanche et je vous propose, histoire de vous détendre, deux petites vidéos tournées ce matin aux aurores !

Enjoy !



jeudi 18 août 2016

Deux Zikas sinon rien

14°27.965N 60°51.925W
Marina du Marin, Martinique

Je sais... Je suis impardonnable de vous laisser ainsi sans nouvelle. D'autant plus impardonnable que j'ai plein de choses à vous dire ! C'est que, mine de rien, il s'en est passe des choses sur le ponton huit de la Marina du Marin...

J'me suis fait zikéfié la tronche !
Tout d'abord, j'ai choppé Zika. Et oui ! Après plus de cinq années à vadrouiller dans des pays pas très cleans, à être passé à côté de la turista, du paludisme, de la dengue et du chikungunya. Voilà que c'est un moustique bien français qui me transmet cette saloperie de Zika.
Bon, en deux mots le Zika ça commence comme une grosse grippe, courbature, fièvre, maux de tête. Cela se poursuit par une éruption de petits boutons rouges sur la poitrine, pendant deux-trois jours, avant que les douleurs articulaires ne s'installent. Perso, parce que chaque cas est différent semble-t-il, j'en ai chié grave pendant une semaine. Mais j'ai continué à prendre de l'ibuprofène et du paracétamol pendant quinze jours pour supporter les migraines. Maintenant, un mois après, j'ai encore quelques céphalées le soir, et j'ai l’impression d'avoir des bulles d'air dans les articulations des doigts de pieds... Mais bon, ce dernier symptôme est peut-être le fruit de mon imagination, allez savoir ! Car je dois bien l'avouer, j'ai beau être handicapé, je ne suis pratiquement jamais malade... Et comme je suis un mec, j'ai tendance à en faire des tonnes lorsque cela m'arrive !

Quel bordel !
Du côté de La Boiteuse, les choses suivent leur cours gentiment. Mercedes, dont le pronostic vital était engagé je vous le rappelle, s'en sort pas si mal que ça finalement. Après déculassage, et pas mal d'huile de coude (pas le mien de coude), le bilan est d'un piston décédé avec son jeu de segments. Les pièces sont en commande en Angleterre et devraient arriver à la fin du mois.
En ce qui concerne les haubans, j'ai finalement opté pour un remplacement complet du gréement. Il faut dire qu'en ce moment (saison cyclonique) les prix sont assez intéressants : Quatre bas-haubans, deux galhaubans, l'étai et le pataras : 1875 Euros.
Ce qui veut dire qu'en septembre, logiquement, La Boiteuse repartira avec un moteur remis en état, et un gréement flambant neuf !

Car oui, La Boiteuse va repartir ! Je commence à en avoir un peu marre de la Martinique, et l'envie d'aller voir ailleurs si j'y suis mieux me titille de nouveau. ABC, Colombie, Panama... et ensuite on verra.

Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Sinon, j'avais également une histoire à vous raconter. Une histoire qui va ravir j'en suis sûr, les plus choupinets de mes lecteurs.
Dimanche dernier, alors que j'émergeais gentiment de ma sieste j’entends qu'on frappe à la coque. C'est ma voisine Judith qui vient me demander si par hasard, vu que ça va faire six mois que je suis là et que je suis sensé connaître tout le monde (ce qui n'est absolument pas la cas !), je ne saurais pas à qui appartient cette espèce de loque toute mouillée qui gît dans un carton. La pauvrette était littéralement en train de se noyer dans le port, et n'a eu la vie sauve qu'à la bonté de ma voisine.
Mouais...
Bon, à première vue il s'agit d'une chienne plutôt jeune, une chiotte de race indéterminée qui ressemble à rien. On dirait un Pincher... En encore plus moche. Et elle est dans un sale état. Son ventre est gonflé de l'eau de mer qu'elle a avalé, elle a des pustule partout et peine à ouvrir les yeux ainsi qu'à respirer... Et franchement, à cette heure je ne lui donne que peu de temps à vivre. Nous sommes dimanche, demain c'est le quinze août, je me dis que je peux probablement la garder jusqu'au mardi avant de la conduire chez le vétérinaire. Si elle survit jusque là... Ensuite, on verra bien.

T'es mignonne, mais c'est moi la Patronne, ok ?
Et donc j'installe cette espèce d'estrasse sur un coussin dans le coin cuisine, et j'attends tranquillement qu'elle trépasse. Ou pas. Car franchement, c'est une vraie loque. En fait, pour vous dire la vérité je l'ai quand même veillé jusqu'à une heure du matin... Et puis au matin, vers cinq heures, j'ai eu la surprise de constater que cette merde était encore vivante ! Mieux, elle ressuscitait tout doucement. J'ai même eu droit à un mouvement de queue faiblard alors qu'elle s'enfilait des croquettes dans la gamelle de Touline.... Touline qui, contre toute attente, ne se formalisa même pas d'un tel toupet ! C'était bizarre d'ailleurs... Touline qui d'habitude ne supporte pas les intrusions, quelles qu'elles soient, sur son territoire, semblait considérer la chiotte pour ce qu'elle était ; Un bébé convalescent.
Puis pendant la journée nous sommes allé faire quelques pas sur le ponton, et aussitôt la chienne ne m'a pas lâché d'un millimètre. C'est bien simple, je me suis dit que j'allais l'appeler La Glu... Et puis je me suis repris car tant que je ne sais pas ce que je vais faire d'elle, il est hors de question de lui donner un nom !

La Glu ?
Le lendemain la bestiole était un peu plus vaillante. Nous avons même tenté une petite promenade sur les pontons aux aurores. Moi marchant devant, la chienne et Touline sur les talons... Mais dès que je m'arrêtais, la chienne se laissait tomber sur le sol là où elle était, et se mettait en boule en soupirant... Pour rigoler je lui ai dit : Toi aussi t'as attrapé Zika ou quoi ?

Ça va mieux on dirait ?
Dans la matinée je l'ai emmenée chez le vétérinaire avec en tête quelques questions importantes dont les réponses allaient conditionner ma décision de la garder ou pas. Premièrement, est-ce qu'elle est viable ? Je veux dire, est-ce qu'elle va retrouver la santé ou est-il mieux d'en finir tout de suite ?Ensuite, qu'est-ce que c'est comme race, quel âge elle a, et qu'elle taille elle va avoir ?
Parce qu'en terme de chien destiné à vivre sur un bateau j'ai un cahier des charges assez strict. Je ne veux pas d'un chien-jouet plus petit que ma chatte, et je ne veux pas non-plus d'un mastodonte qui bouffe cinq kilos par jour et chie des bouses de vache.
Au moment de m'inscrire pour la consultation, la secrétaire me demande : Comment elle s'appelle cette petite ? Euh... Zika ?

Cinquante euros plus tard, je ressortais du cabinet du véto avec une petite chienne prénommée Zika, membre officiel de l'équipage de la Boiteuse !

Zika !!!!!!
Alors... D'après la madame que j'ai vu, il s'agit d'une chiotte de deux mois et demi, de race Créole. Elle est pourrie de vers, et anémiée mais ça devrait se résoudre assez facilement. Et une fois vermifugée et convenablement nourrie, elle devrait atteindre un poids de 12 à 15 Kilos. Un chien de taille moyenne.
Alors qu'est-ce donc qu'un chien créole vous demandez-vous. En fait c'est ce genre de clebs errants qui pullulent dans les îles et ailleurs, et qui ressemblent à rien. Le genre de truc indestructible avec un patrimoine génétique digne d'une toile de Picasso sous acide. En clair, le chien Créole, appelé aussi par certains qui ont de l'humour, le Berger des Mangroves, est un gros bâtard. Ç’aurait été un mâle j'aurais pu l'appeler Jon Snow...

Donc voilà, comme je le dis dans la vidéo ci-dessous (et ouais, en plus vous avez droit à une vidéo !) je viens de me mettre « sur les bras » une responsabilité supplémentaire. Et croyez-moi, j'ai parfaitement conscience de ce que cela implique. Cela me démangeait depuis un moment d'avoir un chien à bord... Voilà qui est fait !



Le début d'une belle amitié ?
N'est-elle pas choupinette ?

jeudi 7 juillet 2016

Gardons le moral...

14°27.965N 60°51.925W
Marina du Marin, Martinique

Où est-il ? Que fait-il ? Est-ce qu'il va bien ? C'est quoi la prochaine étape ? Figurez-vous que toutes ces questions que j'imagine vous vous posez, je me les pose aussi. Sans utiliser la troisième personne du singulier, rassurez-vous. J'ai beau choper le melon de temps en temps, je ne porte pas ce couvre-chef en permanence. C'est cyclique en fait... Mais bon, en ce moment je suis plutôt tête nue.

Le temps se couvre... Je reste ou je sors ?
Où je suis ? Et bien je suis toujours accroché au ponton du Marin telle la moule sur son rocher. Deux fois déjà j'ai reporté mon départ. La première fois pour recevoir à mon bord une potentielle équipière, et la seconde fois pour des raisons de météo. De cette éventuelle équipière vous ne saurez rien je le crains. La seule chose que vous saurez c'est que cela n'a pas fonctionné... C'est tout. Ça arrive. C'est comme ça.
La seconde fois, j'ai demandé à rester une semaine supplémentaire afin de laisser passer une onde tropicale. Ce n'est ni une tempête, ni un cyclone, mais une onde tropicale n'est pas le genre de chose qui vous incite à prendre la mer. Vraiment pas. Genre rafales à 30 Nœuds et pluies diluviennes, en plein dans les fesses pour ceusse qui désirent comme moi naviguer vers l'Ouest. Bref, on est loin des navigations pépères sous les tropiques. Donc j'ai sursis de nouveau (ouais je sais ça fait bizarre, mais le passé composé du verbe surseoir à la première personne du singulier c'est, j'ai sursis).

Et puis est venu ce lundi matin sinistre où je me suis réveillé en me disant que je n'avais vraiment, mais vraiment, pas envie de partir. Pendant un bon moment j'ai discuté de mon cas avec une voisine de ponton, et il en est ressorti qu'il n'y avait aucune raison pour que je me force à quoi que ce soit. En règle générale j'aime bien ce genre d'argument... Ça me conforte dans mon attentisme. En plus j'adore ma vie de ponton !! C'est super-confortable, j'ai des voisins super-sympas et j'ai tout à porté de la main ! Mais bon, cette situation toute aussi confortable qu'elle soit ne peut durer trop longtemps. Du moins c'est ce que me dis une autre petite voix dans ma tête. Celle qui s'occupe du portefeuille. Bref, je n'étais pas encore décidé jusqu'à ce que les dernières heures de la matinée me forcent un peu la main.

Celui-la il est mort mon Papa, change le !
Coup sur coup, deux copains sont venus à bord pour ce qui ne devait être que des visites de routine. Le premier Jorge, devait voir ce qui clochait avec Mercedes qui refusait de démarrer, et le second, Émilien, devait vérifier mes haubans... Résultat des courses : A trois jours de mon départ vers la Colombie, Mercedes est à l'article de la mort et j'ai quatre bas-haubans à changer !

Pour les haubans, comment vous dire... La dernière fois que j'ai fait vérifier à fond mon haubanage ce devait être en 2013 lors de mon séjour en Argentine. A l'époque j'avais déjà un bas-hauban qui commençait à se dé-toronner, mais le reste semblait en bon état. Et il l'était puisque j'ai pu arriver jusqu'aux Antilles sans casse. Et ce malgré quelques branlées mémorables et le fait que mes haubans aient très probablement l'âge de mon mât ! Oui toi le voileux qui me lit, un haubanage de 35 ans en bon état c'est possible !
Mais bon, force m'est de constater que la limite se trouve là... Parce que franchement, si j'étais parti pour la Colombie comme prévu, mon mât serait probablement au fond de l'eau maintenant.

En ce qui concerne mon moteur, il me faut vous confesser ma négligence. En effet, normalement j'aurais du le démarrer et le faire tourner quelques minutes au moins une fois par semaine. Et je ne l'ai pas fait depuis plus de trois mois. Résultat, les pistons sont coincés, au moins un segment est foutu, le joint de culasse je ne vous en parle même pas... Bref, le pronostic vital de la pauvre Mercedes est cette fois-ci engagé.

J'essaye de garder le moral
Donc, la réponse à la question « que fait-il ? » : Je fais ce que je peux pour me sortir de ce mauvais pas.
Est-ce que je vais bien ? On va dire que oui. J'essaye tant bien que mal de voir le côté positif des choses, et le principal argument en ce sens est qu'il vaut mieux que tous ces problèmes me soient arrivés maintenant que plus tard. En mer par exemple. Et puis c'est peut-être aussi l'occasion de remédier à tout un tas de petits trucs qui me font chier depuis le départ... Sans compter qu'être obligé de rester bien planqué au Marin n'est pas forcément pour me déplaire finalement.

Sauf que ces nouvelles aventures vont me coûter bonbon... Déjà que j'ai dû racheter un ordinateur à 400 euros, je vais en avoir pour 1000 euros de haubans. Pour le moteur au minimum 500, et probablement quelques milliers de plus si je dois en changer... Bref, il y a peu je me posais des questions sur mon avenir et je décidais de ne pas y répondre dans l'immédiat, là maintenant je vais bien être obligé d'y réfléchir pour de bon.

Donc je pense que vous comprendrez qu'avec tout ça la prochaine étape est pour l'instant mise entre parenthèses. Je me sors de ce merdier, ensuite je regarde l'état de mes finances, et enfin j'essaye de prendre une décision. Ce qui va nous emmener vers... Je ne sais pas encore. Début août ? Fin août ? On verra bien... Cela n'a pas vraiment d'importance après tout... Ce n'est pas comme si je risquais de prendre un cyclone sur la tête en restant ici, hein ? Si ?

Finalement on reste ? Tant mieux !
 

mercredi 1 juin 2016

Péripéties pontonnières

14°27.965N 60°51.925W
Marina du Marin, Martinique


Pffff.... D'habitude, les mots n'ont aucun mal à venir se jeter sur le clavier. Mais là, allez savoir pourquoi, ils ont du mal. Pressé entre le désir de vous tenir au courant des derniers épisodes palpitants qui émaillent ma vie de pontonnier (oui, ça existe comme mot), et le désert intellectuel auquel ressemble actuellement mon cerveau, cela va faire quatre jours que je planche sur un texte qui n'avance pas.

Donc, ce matin j'ai tout effacé et je recommence. Épisodes palpitants disais-je. Mouais, en fait surtout un. Les abonnés de ma page Facebook le savent déjà, mais ma Touline a disparue pendant une semaine, me laissant morfondu. Bon ok, elle est coutumière du fait mais quand même... Sept jours bordel de merde ! Et vous savez où elle était c'te conne ? Enfermée dans un bateau !!!!

Elle était là-dedans...
Cette chatte est décidément increvable. Elle a survécu uniquement en buvant de l'eau de pluie qui s'infiltrait par un hublot abîmé ! Aujourd'hui encore je n'en reviens toujours pas. Rassurez-vous, elle va bien maintenant. Quoique amaigrie et toujours un peu faiblarde, elle reprend du poil de la bête en se bâfrant de croquettes et de câlins. Bon, je ne vais pas m'étendre sur les affres par lesquels je suis passé ces derniers jours... C'était l'enfer. Oscillant entre la résignation et le sentiment d'abandon, j'ai traversé une sale période. Des fois je me dis que j'ai fait une connerie le jour ou je l'ai arraché à sa condition de chatte des rues pour la propulser équipière principale à bords de La Boiteuse... Si c'est pour souffrir comme ça dès qu'elle s'absente un peu longtemps, qu'est-ce que ça va être le jour ou elle disparaîtra pour de bon ?
Tien maintenant que j'y pense, je me pose la même question en ce qui concerne ma situation amoureuse... Est-ce que ça vaut vraiment la peine que je m'investisse dans une nouvelle relation si c'est pour souffrir le martyre une fois qu'elle s'achève ? La vie est décidément bien compliquée...

Enfin réunis
Sinon, à part ça, je viens de me rendre compte que nous étions le 1er juin, ce qui veut dire que dans dix-huit jours il va me falloir quitter la sécurité de mon ponton et commencer à penser sérieusement à la prochaine étape. Putain, ces trois mois sont passés à une de ces vitesses ! C'est incroyable. Il va me falloir me sortir un peu les doigts du cul si vous voulez bien me passez l'expression. J'ai déjà pas mal d'items qui ont été rayés de ma liste, mais il en reste encore quelques-uns, et pas des moindres. Comme faire la vidange du moteur par exemple, ou acheter des petites bouteilles de gaz... Ensuite j'irais au mouillage (beurk !), et j'attendrai le retour de Françoise et Bernard de La Bella Flora (Je gardienne leur bateau pendant qu'ils sont en métropole). Après, un petit nettoyage de la coque, et zou ! Direction l'île de Curaçao !


t'as une sale tête ma pauvrette...
Mais j'aurais l'occasion d'y revenir, rassure-vous. Le rythme de mes publication va enfin s’accélérer !

Allez, j'abrège car j'ai du boulot. Il faut que j'aille me connecter à internet pour assurer une autre mission que j'ai entrepris depuis deux semaines : Assurer le routage d'un copain (Franck de Tailana) pour la transat retour. Chaque matin je reçois sa position, et je lui envoie en retour les prévisions météo et mes conseils quand à la stratégie à adopter. Et vous savez quoi ? J'adore ça !

Prête pour de nouvelles aventures en Colombie ?